mercredi 2 février 2011

Els Vanden Meersch "Sortie de secours/Nooduitgang/Notausgang/Emergency exit"


L’artiste anversoise Els Vanden Meersch pratique l'installation, l'intervention in situ, la photographie... Ses travaux interrogent notamment la relation entre l’architecture, les individus et les sociétés.
Ses installations ou ses photographies d’espaces souvent confinés évoquent  aussi le rapport à l’histoire, la dimension politique de l’architecture.
Une de ses séries photographiques présente, par exemple, le bunker Zeppelin, un centre militaire de communications recyclé après la seconde guerre mondiale par l’armée soviétique ou encore un village de vacances construit à l’époque nazie.
Ses travaux ont une forte charge émotionnelle pour le spectateur et peuvent faire ressentir la paranoïa de nos sociétés sécuritaires. Ils ont aussi  en même temps et presque paradoxalement une grande puissance poétique et intime.
Els Vanden Meersch vient également de réaliser un travail photographique sur les  ruines de  villages kurdes détruits lors des conflits dans l’est de la Turquie, des villages fantômes vus comme des sites archéologiques.
Cette artiste a réalisé de nombreuses expositions personnelles  à Berlin, Amsterdam, Tilburg, en Inde, en Turquie, en Italie  etc.…
Elle figurait en 2010 parmi les quelques artistes retenus pour l’exposition « ABC Art Belge Contemporain » montée  en France au Fresnoy et programmée dans différents pays européens.
En 2009, elle était retenue pour 'Young curators, new ideas', au  PPOW de New York. En 2008, elle exposait au Musée d’art contemporain d’Anvers (MuHKA) 'The order of things'
Par sa galerie, elle est représentée sur les grandes foires d’art contemporain (Art Brussels, Art Basel, FIAC de Paris, Art Cologne, Miami…). Elle est actuellement exposée au FotoMuseum d'Anvers "  Finisterre".
Elle a publié une partie de ses travaux dans trois ouvrages : "Transient constructions" (2003), "Paranoid Obstructions" (2004) and "Implants" (2006).
Lieux-Communs est donc très heureux de présenter “ Sortie de secours” qui est, en Wallonie,  la première exposition personnelle de cette artiste importante de la scène artistique contemporaine.
Concernant l’exposition namuroise, Els Vanden Meersch commente :
« Observés d'un point de vue froid et détaché, des murs aveugles, des intérieurs clos et des couloirs sans-issue, scintillants dans des lumières fluorescentes sinistres, évoquent un étrange climat 'de menace'. C'est un voyage poétique sur le regard et le fait d'être observé : un examen des relations (visuelles) de pouvoir opérant dans l'espace public.
En raison de nombreux pictogrammes, signes de direction et moyens d'observation,  le voyage semble programmé mais il ne donne pas de destination. Parfois le voyageur croise des endroits actuels de transports publics, parfois il ou elle se déplace dans des endroits qui semblent historiquement chargés. Son œil fouille mais ne semble pas trouver une sortie au labyrinthe des "visites guidées". »


Cette exposition sera visible du 25 février 2011 au 6 avril 2011 (vitrine artistique visible en permanence) .
Lieux-Communs, Place de la station, 1 (aile droite extérieure de la gare)  5000 Namur





Anne De Gand, Echevine de la Culture de Namur, et Els Vanden Meersch
   http://www.elsvandenmeersch.be/CMS/


Het werk van de Antwerpse kunstenares Els Vanden Meersch ondervraagt de relatie tussen architectuur, het individu en de maatschappij. Lieux-Communs presenteert de eerste solotentoonstelling van Els Vanden Meersch in Wallonië.
Els Vanden Meersch (Ninove, 1970) studeerde aan de Hogeschool Sint-Lukas in Brussel en de Koninklijke Academie voor Schone Kunsten in Antwerpen. Ze is verschillende keren artist in residence geweest,
in onder andere Turkije, Canada en Roemenië. Na haar drie eerdere werken, Transient constrictors (2003), Paranoïde Obstructionist (2004) en Kiemplant (2006),volgt binnenkort de publicatie van de fotoserieHosgeldiniz – welcome.
Els Vanden Meersch over deze tentoonstelling in Namen : "Vanuit een kil, afstandelijk standpunt worden blinde muren, interieurs en doodlopende plaatsen geobserveerd. De reeks is een poëtische reis. Er wordt gekeken en men wordt bekeken: een onderzoek naar de visuele machtsverhoudingen die opereren in de publieke ruimte. Door het imiteren van de onpersoonlijke blik van de observatie-apparatuur wordt een algemene sfeer van paranoïa gecreëerd. Op dezelfde manier geeft Els Vanden Meersch onze onmogelijkheid tot zien weer door ononderbroken de blik te frustreren (in dezelfde zin als een 'open' deur die is dichtgemetst). De muren hebben ogen, maar er is niemand te zien in deze plaatsen. Deze opvallende afwezigheid reikt voorbij het zichtbare, in de verbeelding van de toeschouwer en het cultureel geheugen. Door middel van vele pictogrammen, richtingwijzers en observatiemiddelen lijkt de reis geprogrammeerd maar heeft geen concreet doel."


"Observed from a chilled, detached point of view, blind walls, enclosed interiors and dead-end corridors glow in grim fluorescent lights, evoking a strange climate of 'menace'. It is a poetic travel about  looking and being looked at: an examination of (visual) power relations operating in public space. By appropriating the depersonalized gaze of surveillance tools, an overall underlying paranoia is suggested.

At the same time Vanden Meersch addresses our impossibility to see by continuously frustrating and blocking the gaze of the spectator (much in the same way as an open door being bricked up).  The walls have eyes, but there is nobody and nothing to look at in these empty places, a strikingly absence that reaches beyond the visible, deep into the spectator's imagination and cultural memory. In this sense architecture is defined here as a portrait; a blueprint of a psyche, be it of the individual, the community or the political era.
Due to many pictograms, direction signs and observationtools the travel seems programmed but doesn’t give a destination. Sometimes the traveller crosses actual public transport places , sometimes he or she moves into places that seems historically loaden. His/her eye is searching but doesn’t seem to find a way out the maze of ‚guided tours’ ".

                                                            Els Vanden Meersch


„It seems evident that in the resolute choice for the abstracting method of photomontage the work of Vanden Meersch departs from the more traditional documentary photographic model, creating visual sequences instead that trigger memory in an associative and constructive way. There is some irony in the allusions to a classic tradition of the photograph as 'crime scene', a nineties interest in surveillance aesthetics and the clichés of filmic suspense. By omitting captions that would describe topography and inform us of facts and figures, Vanden Meersch cuts short an objective reading of her photographs as well as any conventional historical interpretation. In this open process of selection and juxtaposition, cliché images of extraordinary historically laden spaces are connected to photographs of banal sites framed in a similar distanced formal perspective, resulting in the denial of the exceptional charachter of those stereotypical images and in the alienation of the most familiar, the infusion of this scarcely lighted hallway with a haunting anxiety, reminding both of childhood memories and unconscious tales of strange encounters. These photo montages seem to produce a new identity, more than providing access to a lost past“.

                                             Inge Henneman, Eikon, 2007

"Els Vanden Meersch pratique l'installation, l'intervention in situ, la photographie, le photomontage... Ses travaux explorent les structures psychologiques et symboliques de l'architecture ainsi que la manière dont celles-ci déterminent l'individu. L'artiste possède un intérêt marqué pour les architectures établies pour l'exercice du pouvoir : les constructions militaires, les camps ou les prisons, les usines de pointe, les stations de vacances construites sous le régime Nazi... Elle a publié une partie de ses travaux dans trois ouvrages : "Transient constructions", "Paranoid Obstructions" et "Implants".
Els Vanden Meersch consacre une partie de son travail à la constitution d'une collection personnelle de photographies de théâtres d'autorité. Pour ses prises de vue, elle s'approprie le regard désincarné et dépersonnalisé de la caméra de surveillance, inculquant de la sorte une paranoïa fondamentale à ses images. Parfois, dans ses assemblages, elle les interconnecte avec des images de constructions standardisées plus ordinaires, telles que des villas flamandes suburbaines ou des installations sanitaires. Grâce au montage, à la sélection ou à l'accrochage, ses images proposent une structure narrative. Elles matérialisent une invitation à une déambulation fictive dans des labyrinthes qui s'avèrent cependant rapidement très asphyxiants. En effet, l'artiste, au moyen de ses cadrages et associations, frustre continuellement nos parcours visuels". (Catalogue BIP 2010).