mercredi 26 février 2014

PARCours-PARKunst

www.parcours-parkunst.be
 


Cathy Weyders

Du 29 mars au 2 juin 2014, la Commune de Woluwe-Saint-Pierre et l'ASBL Lieux-Communs investissent les parcs de la commune (Parc de Woluwe, Parc Crousse, Parc Monsanto...) avec diverses sculptures et installations. Dans ces espaces verts prestigieux , l'événement artistique PARCours-PARKunst  propose de manière inédite et originale à Bruxelles une expérience de l'art contemporain grandeur Nature.
 
Maureen Bachaus "Installation 3"
Ce parcours tout public répond  au dessein de lier Nature et Urbanité à travers le Parc, qui en est le trait d’union. Dans ces espaces enrichis par les regards pluriels des artistes qui en ont capté les grandes potentialités artistiques, le promeneur est invité à découvrir ou redécouvrir l’harmonie et l’équilibre de ces sites, leur place dans l’écosystème, le génie de l’homme à magnifier la nature.
 
Isabelle Copet "Dentelles"
Espaces naturels domptés et codifiés, les parcs constituent un lieu privilégié pour interroger le lien complexe des civilisations à la nature, ainsi que les préoccupations environnementales dans la création actuelle – deux thématiques qui servent de fil rouge à la première édition de cet événement appelé à devenir une biennale. A la croisée des enjeux sociétaux, paysagers et culturels, les interventions proposées créent un dialogue artistique et poétique avec leur environnement.

Cathy Weyders "Atomic"
L'événement sera inauguré par un weekend de performances avec les artistes Jeroen Hollander, Teodora Stamenkovic et Nathalie Vanheule les samedi 29 et dimanche 30 mars.

Ludovic Mennesson "La Toile"
PARCours-PARKunst met en avant aussi bien des plasticiens de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont la jeune création émergente,  que des artistes venus d’ailleurs établis dans la capitale européenne. A ce titre, l'accent a d’emblée été mis sur une ouverture internationale en invitant des artistes de différents pays du continent. La diversité des démarches offre autant d'éclairages sur la thématique que de propositions ... Le langage est investi pour créer un dialogue poétique avec l'homme et la nature dans les œuvres de Charley Case, Mireille Liénard et Ania Zuber. Qu'il s'agisse de poser un regard iconoclaste sur l’art ou sur le pouvoir, les signes sont revisités avec humour dans les travaux de Jérôme Considérant, de Rohan Graeffly et de Romina Remmo. La frontière entre espace public et espace privé fait écho à celle qui sépare l'espace urbain de la nature : des déplacements d'éléments de la ville aux espaces naturels symbolisent cette dialectique, ainsi qu'en témoigne la démarche de Ludovic Mennesson. Les installations photographiques de Stéphanie Roland et les jeux optiques de Thierry Verbeeck brouillent les frontières entre monde réel et virtuel. La sculpture se renouvelle en investissant l'éphémère et les jeux d'équilibre, avec les créations de Nazaré Mardaga et d'Alice Gadrey, ou en se confrontant à de nouveaux éléments comme l'eau, avec les œuvres poétiques d'Isabelle Copet et de Cathy Weyders. L'arbre constitue le point de départ de nombreuses œuvres que ce soit par son matériau (Caroline Servais), par son empreinte (Olivia Mortier) ou comme support (Maureen Bachaus).
Charley Case "Chêne votif"
Stéphanie Roland
 
Olivia Mortier "Identité"


Mireille Liénard "Nichoirs adages"
Artistes participants : Maureen Bachaus (NL) , Charley Case (B), Jérôme Considérant (B), Isabelle Copet (B), Alice Gadrey (F), Rohan Graeffly (B), Mireille Liénard (B), Nazaré Mardaga (B), Ludovic Mennesson (F), Olivia Mortier (B), Romina Remmo (B), Stéphanie Roland (B), Caroline Servais (B), Thierry Verbeeck (B), Cathy Weyders (B), Ania Zuber (PL)

Thierry Verbeeck- Interface 2014
 Performances : Jeroen Hollander (B), Teodora Stamenkovic (Serbie), Nathalie Vanheule (B).

Ania Zuber " Azulezos / Zlote mysli"  
Ludovic Mennesson - La Toile
 
Charley Case - Chêne votif
 
Thierry Verbeeck
 

vendredi 21 février 2014

Grégoire Faupin "Saignées purgatoires"



Artiste franco-belge, Grégoire Faupin (1976) est installé en Belgique depuis 2005. Après des études supérieures universitaires en France (sciences du langage, philosophie …), il obtient un Master d'Arts visuels et de l'espace, à l'Académie des Beaux-arts de Liège en 2010.

Grégoire Faupin a depuis notamment exposé au MAMAC (Liège), au Centre wallon d’art contemporain (CWAC)…
Son œuvre iconoclaste et singulière aborde sans tabou les évolutions sociales, économiques et politiques des sociétés occidentales.


Lieux-Communs a déjà présenté à deux reprises son travail, à Art Namur en 2011 ainsi qu’à l’exposition « Lux(e), calme et volupté » qui s’était tenue à la Citadelle de Namur au cours de l’été 2012. A cette occasion, il avait réalisé une toile de grande dimension « The white shark ».


Clin d’œil au travail de Damien Hirst, cette œuvre, produite pour l’exposition namuroise, évoquait sans doute tout autant les requins de la finance que ceux de l’art contemporain. Celle-ci avait été ensuite exposée fort à propos dans le cadre du Musée d’Ansembourg à Liège, une demeure particulière construite en 1740 pour un banquier.




A nouveau, il a réalisé uneœuvre spécifique pour cette nouvelle exposition à Namur. Dans « Saignées purgatoires », il évoque un univers 2017 cauchemardesque, orwellien ou prophétique ?

Extrait d'un journal personnel anonyme :« Février 2017, Namur.Les mesures d'austérité se sont accrues de concert avec l'arrivée nouvelle des froids polaires ces dernières années. Chaque hiver, un climat sibérien s'installe. Plus que jamais, il ne fait pas bon être précaire. Le bois de chauffage est subitement devenu une denrée précieuse. Du coup, le bois tout court est convoité. Même les bancs publics ont été volés pour être brûlés. Autrefois, l'aile gauche de la gare était une "vitrine artistique". Du temps où il restait quelques subsides pour la culture. Jusqu'au jour où un politique la fit reconvertir en salle d'exposition des corps des citoyens supprimés car jugés trop pesants pour la bonne marche de la société. En langage administratif, ils les déclaraient "charge déraisonnable pour le système". Ils étaient ensuite expulsés ou exécutés, le choix se faisait par vote du public dans une émission de télé-réalité. De toute façon, les artistes ne se pressaient plus pour exposer avant la reconversion. C'était plutôt mal vu d'être artiste. Ca faisait longtemps qu'on le cachait comme on cache une maladie honteuse. »


samedi 1 février 2014

Elodie Guillaume


A la demande de l'asbl Lieux-Communs, l'artiste namuroise Elodie Guillaume a réalisé à la gare de Namur une intégration sur sa vision de la ville de Namur. Ce projet fait écho à la fresque réalisée au Forum de Salzinnes par Lieux-Communs. A cet endroit, l'asbl avait sollicité un regard extérieur sur la ville, celui de l'artiste serbe Gala Caki.
Au départ de sa démarche artistique, Elodie Guillaume a voulu identifier les points phares de Namur par des croquis. Elle a ensuite peint des fragments de la ville selon différentes échelles, surfaces, matières, angles de vue. Elle a voulu ensuite assembler les fragments de ce puzzle urbain. A tâtons, Elodie Guillaume a exploré plusieurs voies pour essayer de capter la ville : par le biais de son imagination, de ses souvenirs liés à des lieux, grâce à des photos, des plans de la ville,... « Diverses peintures sont nées mais le dialogue entre ces fragments restait difficile. J'avais l'impression de traduire littéralement des éléments de la ville sans réussir à les capter dans leur globalité et leur essence. Ensuite en faisant le tri dans ces différents tableaux, j'en ai sélectionné trois et ai commencé à les lier en établissant des jonctions, des ponts, des parcours pour connecter ces différentes parties » explique-t-elle.
Elodie Guillaume
A l’inverse de Bartelbooth qui, dans le livre « La vie mode d‘emploi » de Perec, peignait des marines pour ensuite en faire des puzzles, Elodie Guillaume a reconstitué un ensemble au départ de fragments picturaux urbains : La vi(ll)e mode d’emploi.
« Pour moi la notion de fragment comme point de départ de compréhension d'une ville est essentiel. Une VILLE est un organisme complexe qui évolue à travers plusieurs axes parallèles et distincts tout en étant chacun en connexion directe. Une ville c'est un patrimoine architectural qui évolue lentement, c'est un flux de personnes qui se renouvelle et fluctue continuellement, c'est un ensemble d'évènements qui créent l'histoire et marquent la ville, mais c'est aussi chaque geste et chaque petite histoire qui se déroule à chaque endroit et à chaque seconde précise. La ville c'est aussi l'imaginaire qu'elle génère chez chacun de nous,... Tous ces aspects forment et constituent une ville. Chaque chose a son importance et a une incidence plus ou moins conséquente sur l'ensemble. »
Dans le tableau d'Elodie Guillaume, le spectateur découvre la Citadelle, les jardins cachés des îlots intérieurs, un coucher de soleil, la Cathédrale Saint Aubain, la vue par une fenêtre des toits de la ville, une feuille qui tombe d'un arbre, l’étendue opaque, verdâtre et mouvante de la Sambre et la Meuse...Toutes ces choses s'articulent et cohabitent pour donner son regard personnel sur Namur.