mercredi 30 août 2017

Festival d'art contemporain In Champion



Le festival d’art contemporain In Champion unit dans un événement artistique les arts visuels et l’imaginaire littéraire. En effet, de nombreux plasticiens contemporains nourrissent leur travail artistique d’inspirations littéraires.
Du 6 au 22 octobre 2017, In Champion met en évidence ces influences croisées entre l’art contemporain et l’univers de  la littérature.
En  Belgique et singulièrement en Wallonie et à Bruxelles, ces liens sont historiquement ancrés et riches à travers le surréalisme, Cobra, l’art conceptuel… et des artistes comme Magritte, Dotremont, Alechinsky, Broodthaers.
In Champion, qui prend la forme d’une biennale, a comme cadre le village de Champion. Celui-ci est riche d’ambiances variées, de contrastes entre un cadre resté rural et l’univers urbain tout proche…
L’autoroute est à proximité, les champs, les vaches, les prés sont nombreux, le village a le château d’eau comme « phare » ...
Le Festival investit divers lieux : l’ancienne poste, l’école, la ferme du Sart, le bâtiment Créagora, à l’architecture contemporaine audacieuse, dont la construction vient de s’achever, les  sentiers, les fenêtres des maisons privées, le jardin de la cure, l’espace public… Il est une invitation à une balade au rythme de l’art contemporain à travers les rues et sentiers du village.
L’événement met en avant les créateurs de Belgique mais a également, dès sa première édition, une programmation largement internationale avec des artistes issus de cinq pays. Celle-ci allie des artistes ayant  déjà une grande notoriété internationale à de jeunes artistes émergents…
28 artistes, dont 14 belges, participent à cette première édition d’In Champion qui peut être perçu comme le pendant francophone d’autres festivals de ce type comme Watou.
La thématique retenue pour cette première édition est celle de l’oxymore. En rhétorique, cette figure de style rapproche  deux termes, un nom et un adjectif, que leurs sens devraient a priori éloigner. Sous une formulation en apparence contradictoire, l'oxymore permet de décrire une situation ou un contexte  de manière singulière et  inattendue, suscitant ainsi le questionnement. Il exprime ce qui semblait  inconcevable et crée une nouvelle réalité poétique. L’oxymore permet aussi de rendre compte  de l'absurde.
De manière directe ou encore détournée, l’oxymore apparaît au centre de nombreuses pratiques artistiques contemporaines.
Cette thématique se veut ouverte et n’est nullement conçue comme un carcan.
Les artistes ont donc été invités à l’interpréter de manière parfois très  libre et singulière. Les médiums sont variés de la sculpture à la peinture en passant par la vidéo, la photographie, les installations…


Artistes participants : Nathalie Auzépy (F), Diane Benoît du Rey (F), Ulrike Bolenz (D), Charlotte Burtin (F), Charley Case (B), Fred Collin (B), Gaëlle Cressent (F), Alice Gadrey (F), Rohan Graeffly (B), Nathalie Hannecart (B), Mathilde Klug (F), Florence Lenain (B), Mireille Liénard (B), Ferdinand Kokou Makouvia (Togo), Ludovic Mennesson (F), Brigitte Moulart (B), Tinka Pittoors (B), Stéphanie Roland (B), Nadège Sicard (F), Pascale Marthine Tayou (CAM), Manon Thirriot (F), Lucille Uhlrich (F), Nathalie Vanheule (B), Thierry Verbeeck (B), Karen Vermeren (B), Katleen Vinck (B), Monique Voz (B) et Elodie Wysocki (F)


                                      www.inchampion.com 

vendredi 21 avril 2017

Festival des 5 saisons - Parc de Hauster à Chaudfontaine




Prenant place au cœur du parc de Hauster, le Festival des 5 saisons, créé en 2009 à l'initiative de la Commune de Chaudfontaine, est le seul événement permanent dédié à la création contemporaine paysagère et artistique en Belgique. A travers l'installation d’œuvres d'art et la conception de jardins thématiques, il sensibilise un large public à la nécessité de préserver et de valoriser notre environnement. Le Festival des 5 saisons fait aussi découvrir de manière inédite la création artistique actuelle et les préoccupations environnementales de plasticiens contemporains.

Elodie Antoine
Le 3 mai 2017, en amorce de la saison touristique, le Festival des 5 saisons prendra une nouvelle impulsion et six œuvres s’ajoutant aux sculptures existantes seront inaugurées, en présence des artistes, dans le parc de Hauster.
Depuis cette année, la direction artistique de l’événement a été confiée par la Commune de Chaudfontaine à Lieux‑Communs.
Dans le Parc de Hauster, les nouvelles œuvres seront créées, in situ, par Elodie Antoine, Nathalie Auzepy, Charlotte Burtin, Eva Clouard, Marion Fabien et Laurent Trezegnies.


Eva Clouard  L'école buissonnière



Intégré dans l'écosystème de la vallée de la Vesdre, le parc de Hauster est un lieu unique et remarquable. Il est devenu un maillon important et central de la réflexion sur le développement durable de la région. Avec ses arbres remarquables, ses petits ponts, ce microcosme magnifique suscite l’imaginaire et la créativité des artistes.


Dans un tel lieu, l'intégration d’œuvres d'art se fait dans le plus profond respect de la nature. Le parc ne sert pas de toile de fond aux œuvres, il dialogue avec elles et tend à former un tout cohérent. L’intention est de valoriser l'environnement naturel en nous amenant à le considérer d'un regard renouvelé, à nous questionner sur les liens que nous entretenons avec lui, à aiguiser notre regard et à nous rendre attentif aux plus infimes transformations et aux effets du passage des saisons, du temps. Ne nourrissant pas une approche catastrophiste, les œuvres, au contraire, veulent révéler le rôle et l’implication de tous au quotidien pour préserver les équilibres environnementaux.


Laurent Trezegnies Mayday

Les nouvelles œuvres souhaitent établir un dialogue artistique et poétique avec les visiteurs tout en questionnant les enjeux environnementaux de notre siècle.
L’ambition dans le choix des œuvres est de fédérer les amateurs d’art contemporain, les promeneurs, les touristes, les amoureux de la faune et de la flore et le jeune public… Le souhait est de sortir l’art d’aujourd’hui du cadre habituel des expositions, parfois visitées par un cercle restreint et d’aller directement à la rencontre de tous les publics fréquentant le parc, y compris ceux qui sont plus éloignés de la création actuelle. Ces œuvres dans l’espace public ambitionnent donc de mettre véritablement l’art à la portée de tous.


Charlotte Burtin Cyclotomique



Les nouvelles œuvres nouent un lien spécifique avec leur lieu d’implantation selon une approche originale qui vise à renouveler le dialogue entre art et environnement et plus largement entre nature et culture. Le rapport à la nature est décliné selon différents modes : la cohabitation ou le décalage mais toujours une invitation à prendre conscience de la nécessité de sa sauvegarde.
Au pays de Magritte et du surréalisme, certaines œuvres misent sur une approche décalée et apportent une touche d’humour dans le quotidien.
Jouant sur l’intégration dans le paysage autant que sur l’effet de surprise, les paresseux et les champignons d’Élodie Antoine font émerger des questionnements sur notre lien aux animaux, leur présence discrète dans les parcs et autres espaces naturels aménagés.


Nathalie Auzepy Feuille de ville
La décontextualisation d’objets communs est à la base des œuvres de Laurent Trezegnies et Marion Fabien : une bouche d’incendie placée dans l’eau – dans son élément – nous amène à réfléchir sur la problématique de l’accès à l’eau tandis qu’un bouchon de pêcheur, hors de proportion, suscite rêverie et voyage dans l’imaginaire … Le positionnement artistique de Charlotte Burtin est quant à lui inséparable de l’intérêt qu'elle porte à la nature et à la science. Son oeuvre traduit l'émotion mêlant vulnérabilité et respect qu'elle ressent face à ce qui nous dépasse, face aux forces qui régissent notre monde. 


Marion Fabien Entre deux

L’imaginaire est aussi la destination de la marelle, impossible à parcourir jusqu’au bout, d’Eva Clouard. Celle-ci se transforme en un itinéraire à suivre des yeux jusqu’aux arbres et au ciel.
Poussant l’intégration au sein de l’environnement un cran plus loin, la Feuille de ville de Nathalie Auzepy se perçoit différemment selon les moments : elle se balance au gré du vent, se fait miroir du paysage, offre aux regards les ramifications du plan de la Commune de Chaudfontaine. A ses pieds, dans son ombre, un jardin collaboratif et évolutif, avec ses espèces végétales régionales, fait le lien avec un autre espace au sein du parc, « l’amphithéâtre d’expérimentations » où différentes parcelles sont aménagées en jardins thématiques.