mardi 13 septembre 2016

Exposition de Charley Case "Tanière" à l'église Saint-Loup (Namur)

Charley Case Tanière





Lieux-Communs en partenariat avec la Ville de Namur présente du 15 octobre au 13 novembre l’exposition monographique  Tanière  de Charley Case.
Né à Bruxelles en 1969, Charley Case est diplômé de La Cambre (1994). Se définissant comme citoyen du monde, Charley Case voyage régulièrement pour mener des projets artistiques nomades.
A travers différents médiums (dessin, peinture, vidéo, photo, installation…), Charley Case explore la relation entre l’humanité et la nature.
Il s'est d'abord fait connaître par son travail calligraphique très personnel où la silhouette humaine est un surgissement de la ligne. Le trait révèle le lien organique qui unit la nature et l'homme. L’artiste utilise les moyens qui sont à sa disposition pour partager ses découvertes issues de ses pérégrinations d'un bout à l'autre de la planète. Dans cette optique, les techniques importent moins que ce qui est raconté.


Il montre l'être humain confronté au cycle de la vie et notamment ses grandes étapes comme la naissance, la maternité, la mort. La singularité de chacun apparaît dans certaines de ses œuvres tandis que dans d'autres l'homme devient anonyme, partie d'un tout. Les oppositions s'envisagent sous forme de dualité plutôt que d'antagonisme dans un univers conçu comme un tout auquel chacun prend part. Cette approche duelle offre un espace pour décrire les relations, les tensions, les rencontres tout en montrant la cohérence des liens qui unissent l'homme, la nature et le monde. Souvent, un fil conducteur se dégage : le mouvement, les liens entre les gens ou la rencontre.


La figure de l'arbre, récurrente dans son travail artistique, symbolise la transmission aussi bien du savoir, sous la forme de l'arbre à paroles, que de la vie. Pour Charley Case «Le genre humain est comme l’arbre, nous aussi avons nos branches, nos saisons…(…) La nature humaine est nomade (le nomade est celui qui n’est pas fou, ‘no-mad’), l’homme est comme un arbre mais libéré de ses racines. Il a la capacité de recréer sa grotte là où il se pose. La mobilité le garde vivant. L’association de l’idée de grotte avec celle de mobilité n’est pas contradictoire, c’est une clé de survie. »
Il se prête régulièrement à des œuvres participatives comme ici Tanière, qui recrée un abri, un espace intime dans lequel les visiteurs entrent en interaction.
Son travail questionne également la starisation des artistes, la déshumanisation, le réchauffement climatique, les dérives du capitalisme, la mondialisation, le sort des sans-papiers et des migrants… Il tisse toujours des liens tout en ouvrant à des perspectives porteuses de sens et d’espoir.



L’exposition Tanière raconte les racines de l’humanité et transforme l’église baroque en forêt.
Une structure de métal, constituée de triangles, entoure une colonne de l’église Saint –Loup. Elle représente la souche d’un arbre et ses immenses racines. L’une d’entre elles plus longue que les autres s'élance vers le narthex de l'église. La colonne de marbre baroque devient un tronc d’arbre et les dix colonnes de la nef constituent une allée monumentale d’arbres. Symboliquement, toute l’église se transforme en forêt.
La structure métallique de la Tanière est recouverte de papier, celui-ci est en tension, telle une peau de tambour. Le papier recouvrant la structure est peint, calligraphié à l’encre de chine. Les sinuosités de l’encre évoquent les strates du bois et complètent les nervures du marbre des colonnes.
Elles troublent la géométrie des successions de triangles de la souche. Des racines arrondies ont pris la place des lignes droites. Ces calligraphies dévoilent des hordes d’hommes, d’abord semblables à des fourmis, prenant ensuite l’apparence de pèlerins ou de migrants, venus du fond des temps...lls semblent sortir des racines et s'élancent vers la nef, leurs formes en spirales relisent et réinterprètent les volutes baroques des plafonds de l’église, leur ascension rappelle les colonnes de bois des confessionnaux, elles aussi en progressions spiralées...
L’œuvre est éclairée de l'intérieur, comme une lampe magique. La tanière comporte une porte et, lorsque l’on y pénètre, l’œuvre devient grotte. Adultes ou enfants, chacun est invité a laisser sa trace sous la forme d’un animal choisi, imaginaire ou réel ...

Charley Case a participé à de multiples expositions dont Babel au Palais des Beaux-Arts de Lille, Astralis à l’Espace Vuitton à Paris, De Corpore dans le cadre de Mons 2015, aux éditions, 2014 et 2016, de la Biennale d’art contemporain Partcours-Parkunst (Bruxelles) dont l’asbl Lieux-Communs assure la direction artistique.
En ce moment, il expose à la Biennale de l’image possible (BIP) à Liège et au Musée d’art contemporain de Lyon (Wall drawings, icônes urbaines).
A Namur, Charley Case a déjà participé à Art Public et exposé à Saint-Loup avec Kendell Geers, Pascale Marthine Tayou… dans le cadre de l’exposition L’invitation au voyage organisée par Lieux-Communs.
 

Eglise Saint-Loup
Rue du Collège à Namur
15 octobre > 13 novembre
Mardi > vendredi (11h > 18h) et weekend (11h >16h)




Charley Case Tanière










samedi 5 mars 2016

Partcours-Parkunst



La Biennale Partcours-Parkunst propose, de manière originale à Bruxelles, une expérience de l'art contemporain grandeur Nature. Cette exposition, destinée à faire découvrir l’art d’aujourd’hui à tous les publics, invite à une balade artistique le long de la promenade verte, dans les parcs de Woluwe et du Château Malou. Le lien complexe des civilisations à la nature ainsi que les préoccupations environnementales dans la création actuelle servent de fil conducteur à la Biennale. Les œuvres/interventions reposent sur le désir d'établir un dialogue artistique, poétique ou sensible avec la nature « ordonnée » des parcs contemporains tout en questionnant les enjeux sociétaux de notre siècle. En mettant en lien culture et univers paysagers, la manifestation fait l’éloge de la fragilité, du transitoire, de l'éphémère et des équilibres précaires à préserver dans la relation de l’homme à son environnement. La plupart des œuvres présentées sont des créations in situ réalisées par 28 plasticiens originaires de sept pays européens.
Pascale Marthine Tayou Home Sweet Home




Elodie Antoine (B), Tanya Atanasova (BG) / Thomas Van Walle (B), Nathalie Auzepy (F), Clemens Behr (D), Annie Brasseur (B), Charley Case (B), Eva Clouard (F), Sara Conti (I), Marion Fabien (F), Marine Hardeman (F), Wouter Huis (NL), Mireille Liénard (B), Sylvie Macias Diaz (B), François Marcadon (F), Esteban Moulin (B), Tinka Pittoors (B), Marion Ponsard (F) / Clara Vullliez (F), Julie Savoye (F), Ronja Schlickmann (D), Pascale Marthine Tayou (Cam), Laurent Trezegnies (B), Patrick Van Roy (B), Thierry Verbeeck (B), Katleen Vinck (B), Cathy Weyders (B), Elodie Wysocki (F) 

Tanya Atanasova / Thomas Van Walle - Golden (f)oil


Eva Clouard - Jeux interdits n° 2
Laurent Trezegnies - Undulation
Nathalie Auzepy - Feuille de ville
Elodie Antoine- Paresseux
Thierry Verbeeck - More choices ?
                                
François Marcadon - Le perchoir
Marine Hardeman - Infini



Julie Savoye - Espace condamné

Marion Fabien - Entre d'eux