vendredi 28 novembre 2014

Krystyna Poltowicz - Roller coaster

Krystyna Poltowitz a conçu pour la façade de la Gare de Namur en ce début d’hiver une installation contextuelle.
Son exposition « Roller coaster », visible du 19 décembre 2014 au 15 janvier 2015, évoque les montagnes russes.

"Loop the loop, Luna Park, Coney Island" (between 1903 and 1910)
Le concept de  montagnes russes  vient à l’origine des courses de luges qui se déroulaient, à Saint-Petersbourg, sur des collines de neige spécialement construites pour celles-ci. Les montagnes russes sont devenues dès le XIX siècle des attractions mettant en scène des trains parcourant des trajets sinueux à fort dénivelé dans le but de créer des sensations fortes chez les passagers. Les montagnes russes se retrouvent ensuite principalement dans les parcs à thèmes. Toujours plus hautes, toujours plus sensationnelles, telle semble être la devise des plus récentes montagnes russes. Haut de 150 mètres, le Skyplex en construction en Floride entrainera pendant quatre minutes les voyageurs dans un périple fait de pentes vertigineuses, de boucles spectaculaires et de descentes en spirales à plus de 100 km/h.
 
Dans l’installation de Krystyna Poltowicz spécifiquement conçue pour la Gare de Namur, le circuit, formé de deux boucles, est assuré par la présence supposée (imaginaire) de l’eau évoquée par les deux aquariums (points de départ et d’arrivée), les tuyaux translucides (les rails) et trois images prises dans les milieux aquatiques. Cette œuvre poétique évoque le voyage, la légèreté, le déplacement, l’action...Mais parallèlement, l’installation présentée dans une vitrine invite aussi à l’arrêt, à l’observation, à un moment de répit dans nos trajets de tous les jours...
 
Krystyna Poltowicz utilise différents média pour ses installations artistiques, comme la photographie et la vidéo, mais aussi la sculpture et le design. L’eau, réelle ou évoquée, émerge comme thème principal de ses différentes installations. L’eau exerce, grâce à sa propriété réflexive, un pouvoir d’attraction sur l’artiste. D’autres matériaux, bénéficiant également de cette propriété réflexive, fascinent cependant tout autant l’artiste : le verre, le plexiglas, le métal mais aussi la lumière. Cet intérêt est lié au caractère dual de ces matériaux : ils sont à la fois résistants et fragiles, transparents et opaques.
 
Krystyna Poltowicz est née en 1980 à Cracovie, en Pologne. Elle est diplômée de La Cambre (2005) et de l’école nationale des Beaux-arts de Lyon (2006).
Elle a exposé internationalement en Allemagne, Espagne, France, Pologne,… Elle a notamment présenté l’exposition « Splash » dans le cadre de la Biennale d’art contemporain de Lyon.  « Roller Coaster » est sa première exposition personnelle en Belgique.
 
Lieux-Communs
Vitrine artistique visible en permanence
Gare de Namur
Place de la station, 1 à Namur

mardi 4 novembre 2014

Jeune Création 2014 : le Coup de coeur Lieux-Communs est attribué à Julie Brusley


L'asbl Lieux-Communs a noué un partenariat avec l’association française Jeune Création.Depuis 65 ans, celle-ci a pour vocation de promouvoir les artistes émergents issus de la scène contemporaine internationale. Jeune Création fédère un important réseau de professionnels du monde de l’art : artistes, galeristes, journalistes, collectionneurs, critiques d’art, commissaires d’exposition, etc. Cette association organise notamment chaque année à Paris une exposition au cours de laquelle différents prix sont attribués. L'édition 2014 a réuni une sélection de 53 artistes choisis suite à un appel à candidatures international auquel ont répondu environ 3000 artistes.Elle s'est déroulée au 104 à Paris.Pour l’édition 2014, un nouveau prix a été créé : le Coup de cœur Lieux-Communs qui a été attribué à Julie Brusley.
http://juliebrusley.com

"L’œuvre de Julie Brusley invite à l’expérience physique et perceptuelle de l’espace. Par la performance, la sculpture et l’installation, la notion de frontière est constamment troublée. L’artiste articule une réflexion entre construction et déconstruction, intérieur et extérieur, architecture et paysage. Ainsi, une caravane est totalement retournée, un abri est sculpté à même un tas de bûches de bois. Les matériaux de construction servent à une relecture et une reformulation de l’espace."
Texte de Julie Crenn

Julie Brusley

Les autres prix sont :
- Prix Jeune Création-SYMEV : Oriane Amghar
- Prix Boesner :Pieter van der Schaaf
- Prix Résidence : Johan Decaix
- Coup de cœur Art [ ] Collector :Daria Reymond et Thibault Brunet


Julie Brusley
Julie Brusley
Julie Brusley
Julie Brusley
Julie Brusley

mercredi 26 février 2014

PARCours-PARKunst

www.parcours-parkunst.be
 


Cathy Weyders

Du 29 mars au 2 juin 2014, la Commune de Woluwe-Saint-Pierre et l'ASBL Lieux-Communs investissent les parcs de la commune (Parc de Woluwe, Parc Crousse, Parc Monsanto...) avec diverses sculptures et installations. Dans ces espaces verts prestigieux , l'événement artistique PARCours-PARKunst  propose de manière inédite et originale à Bruxelles une expérience de l'art contemporain grandeur Nature.
 
Maureen Bachaus "Installation 3"
Ce parcours tout public répond  au dessein de lier Nature et Urbanité à travers le Parc, qui en est le trait d’union. Dans ces espaces enrichis par les regards pluriels des artistes qui en ont capté les grandes potentialités artistiques, le promeneur est invité à découvrir ou redécouvrir l’harmonie et l’équilibre de ces sites, leur place dans l’écosystème, le génie de l’homme à magnifier la nature.
 
Isabelle Copet "Dentelles"
Espaces naturels domptés et codifiés, les parcs constituent un lieu privilégié pour interroger le lien complexe des civilisations à la nature, ainsi que les préoccupations environnementales dans la création actuelle – deux thématiques qui servent de fil rouge à la première édition de cet événement appelé à devenir une biennale. A la croisée des enjeux sociétaux, paysagers et culturels, les interventions proposées créent un dialogue artistique et poétique avec leur environnement.

Cathy Weyders "Atomic"
L'événement sera inauguré par un weekend de performances avec les artistes Jeroen Hollander, Teodora Stamenkovic et Nathalie Vanheule les samedi 29 et dimanche 30 mars.

Ludovic Mennesson "La Toile"
PARCours-PARKunst met en avant aussi bien des plasticiens de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont la jeune création émergente,  que des artistes venus d’ailleurs établis dans la capitale européenne. A ce titre, l'accent a d’emblée été mis sur une ouverture internationale en invitant des artistes de différents pays du continent. La diversité des démarches offre autant d'éclairages sur la thématique que de propositions ... Le langage est investi pour créer un dialogue poétique avec l'homme et la nature dans les œuvres de Charley Case, Mireille Liénard et Ania Zuber. Qu'il s'agisse de poser un regard iconoclaste sur l’art ou sur le pouvoir, les signes sont revisités avec humour dans les travaux de Jérôme Considérant, de Rohan Graeffly et de Romina Remmo. La frontière entre espace public et espace privé fait écho à celle qui sépare l'espace urbain de la nature : des déplacements d'éléments de la ville aux espaces naturels symbolisent cette dialectique, ainsi qu'en témoigne la démarche de Ludovic Mennesson. Les installations photographiques de Stéphanie Roland et les jeux optiques de Thierry Verbeeck brouillent les frontières entre monde réel et virtuel. La sculpture se renouvelle en investissant l'éphémère et les jeux d'équilibre, avec les créations de Nazaré Mardaga et d'Alice Gadrey, ou en se confrontant à de nouveaux éléments comme l'eau, avec les œuvres poétiques d'Isabelle Copet et de Cathy Weyders. L'arbre constitue le point de départ de nombreuses œuvres que ce soit par son matériau (Caroline Servais), par son empreinte (Olivia Mortier) ou comme support (Maureen Bachaus).
Charley Case "Chêne votif"
Stéphanie Roland
 
Olivia Mortier "Identité"


Mireille Liénard "Nichoirs adages"
Artistes participants : Maureen Bachaus (NL) , Charley Case (B), Jérôme Considérant (B), Isabelle Copet (B), Alice Gadrey (F), Rohan Graeffly (B), Mireille Liénard (B), Nazaré Mardaga (B), Ludovic Mennesson (F), Olivia Mortier (B), Romina Remmo (B), Stéphanie Roland (B), Caroline Servais (B), Thierry Verbeeck (B), Cathy Weyders (B), Ania Zuber (PL)

Thierry Verbeeck- Interface 2014
 Performances : Jeroen Hollander (B), Teodora Stamenkovic (Serbie), Nathalie Vanheule (B).

Ania Zuber " Azulezos / Zlote mysli"  
Ludovic Mennesson - La Toile
 
Charley Case - Chêne votif
 
Thierry Verbeeck
 

vendredi 21 février 2014

Grégoire Faupin "Saignées purgatoires"



Artiste franco-belge, Grégoire Faupin (1976) est installé en Belgique depuis 2005. Après des études supérieures universitaires en France (sciences du langage, philosophie …), il obtient un Master d'Arts visuels et de l'espace, à l'Académie des Beaux-arts de Liège en 2010.

Grégoire Faupin a depuis notamment exposé au MAMAC (Liège), au Centre wallon d’art contemporain (CWAC)…
Son œuvre iconoclaste et singulière aborde sans tabou les évolutions sociales, économiques et politiques des sociétés occidentales.


Lieux-Communs a déjà présenté à deux reprises son travail, à Art Namur en 2011 ainsi qu’à l’exposition « Lux(e), calme et volupté » qui s’était tenue à la Citadelle de Namur au cours de l’été 2012. A cette occasion, il avait réalisé une toile de grande dimension « The white shark ».


Clin d’œil au travail de Damien Hirst, cette œuvre, produite pour l’exposition namuroise, évoquait sans doute tout autant les requins de la finance que ceux de l’art contemporain. Celle-ci avait été ensuite exposée fort à propos dans le cadre du Musée d’Ansembourg à Liège, une demeure particulière construite en 1740 pour un banquier.




A nouveau, il a réalisé uneœuvre spécifique pour cette nouvelle exposition à Namur. Dans « Saignées purgatoires », il évoque un univers 2017 cauchemardesque, orwellien ou prophétique ?

Extrait d'un journal personnel anonyme :« Février 2017, Namur.Les mesures d'austérité se sont accrues de concert avec l'arrivée nouvelle des froids polaires ces dernières années. Chaque hiver, un climat sibérien s'installe. Plus que jamais, il ne fait pas bon être précaire. Le bois de chauffage est subitement devenu une denrée précieuse. Du coup, le bois tout court est convoité. Même les bancs publics ont été volés pour être brûlés. Autrefois, l'aile gauche de la gare était une "vitrine artistique". Du temps où il restait quelques subsides pour la culture. Jusqu'au jour où un politique la fit reconvertir en salle d'exposition des corps des citoyens supprimés car jugés trop pesants pour la bonne marche de la société. En langage administratif, ils les déclaraient "charge déraisonnable pour le système". Ils étaient ensuite expulsés ou exécutés, le choix se faisait par vote du public dans une émission de télé-réalité. De toute façon, les artistes ne se pressaient plus pour exposer avant la reconversion. C'était plutôt mal vu d'être artiste. Ca faisait longtemps qu'on le cachait comme on cache une maladie honteuse. »


samedi 1 février 2014

Elodie Guillaume


A la demande de l'asbl Lieux-Communs, l'artiste namuroise Elodie Guillaume a réalisé à la gare de Namur une intégration sur sa vision de la ville de Namur. Ce projet fait écho à la fresque réalisée au Forum de Salzinnes par Lieux-Communs. A cet endroit, l'asbl avait sollicité un regard extérieur sur la ville, celui de l'artiste serbe Gala Caki.
Au départ de sa démarche artistique, Elodie Guillaume a voulu identifier les points phares de Namur par des croquis. Elle a ensuite peint des fragments de la ville selon différentes échelles, surfaces, matières, angles de vue. Elle a voulu ensuite assembler les fragments de ce puzzle urbain. A tâtons, Elodie Guillaume a exploré plusieurs voies pour essayer de capter la ville : par le biais de son imagination, de ses souvenirs liés à des lieux, grâce à des photos, des plans de la ville,... « Diverses peintures sont nées mais le dialogue entre ces fragments restait difficile. J'avais l'impression de traduire littéralement des éléments de la ville sans réussir à les capter dans leur globalité et leur essence. Ensuite en faisant le tri dans ces différents tableaux, j'en ai sélectionné trois et ai commencé à les lier en établissant des jonctions, des ponts, des parcours pour connecter ces différentes parties » explique-t-elle.
Elodie Guillaume
A l’inverse de Bartelbooth qui, dans le livre « La vie mode d‘emploi » de Perec, peignait des marines pour ensuite en faire des puzzles, Elodie Guillaume a reconstitué un ensemble au départ de fragments picturaux urbains : La vi(ll)e mode d’emploi.
« Pour moi la notion de fragment comme point de départ de compréhension d'une ville est essentiel. Une VILLE est un organisme complexe qui évolue à travers plusieurs axes parallèles et distincts tout en étant chacun en connexion directe. Une ville c'est un patrimoine architectural qui évolue lentement, c'est un flux de personnes qui se renouvelle et fluctue continuellement, c'est un ensemble d'évènements qui créent l'histoire et marquent la ville, mais c'est aussi chaque geste et chaque petite histoire qui se déroule à chaque endroit et à chaque seconde précise. La ville c'est aussi l'imaginaire qu'elle génère chez chacun de nous,... Tous ces aspects forment et constituent une ville. Chaque chose a son importance et a une incidence plus ou moins conséquente sur l'ensemble. »
Dans le tableau d'Elodie Guillaume, le spectateur découvre la Citadelle, les jardins cachés des îlots intérieurs, un coucher de soleil, la Cathédrale Saint Aubain, la vue par une fenêtre des toits de la ville, une feuille qui tombe d'un arbre, l’étendue opaque, verdâtre et mouvante de la Sambre et la Meuse...Toutes ces choses s'articulent et cohabitent pour donner son regard personnel sur Namur.

jeudi 16 janvier 2014

Karen Vermeren : Sarkofagen - intégration permanente au Forum

Lieux-Communs axe son attention sur l’art urbain et  insère dans l’espace namurois des peintures murales, des interventions artistiques, des œuvres permanentes, reflets de la création contemporaine nationale et internationale.

Depuis 2012, trois œuvres ont été réalisées et sont les bases d’un maillage artistique contemporain au quotidien de la ville de Namur.
L’artiste polonaise Ania Zuber a peint une fresque en face de la Bibliothèque de la Ville de Namur et à l’entrée des Jardins du Maïeur. Dans cette réalisation, le mur a été conçu comme une paroi de verre permettant de redécouvrir, d’un point précis, deux arbres dans leur intégralité.

Une seconde peinture murale a été réalisée à Salzinnes sur le complexe culturel abritant à la fois le Cinéma d’art et essai Forum, la galerie d’art contemporain Short Cuts et la bibliothèque de Salzinnes. Originaire de Serbie, l’artiste Gala Caki s’est basée sur sa vision des paysages urbains, de l’architecture namuroise et de la Citadelle de Namur. Après des expositions à Berlin, à Amsterdam, à Lisbonne, en Croatie, au Danemark…, Gala Caki exposera en 2014 au Musée National de Belgrade.

Une troisième réalisation vient de s’achever à l’entrée du Cinéma Forum. L’artiste Karen Vermeren a conçu une peinture murale directement inspirée par l’architecture, les volumes et les souvenirs du lieu : les piliers, les portes au look art déco et aussi les vestiges de la petite fenêtre ouvrant à l’origine sur l’espace de vente des tickets de cinéma.
Cette artiste interroge dans son œuvre les notions de paysage, les cycles naturels, les évolutions, la place de l’homme dans la nature … toujours sur base de ses voyages personnels.

Karen Vermeren Sarkofagen in Le Forum (2014)
Dans son travail, les aspects du cadrage, du regard, de la lumière, des reflets, de la profondeur de champ sont très présents ce qui d’une certaine manière la rapproche de questionnements cinématographiques…Pour cette réalisation, Karen Vermeren s’est inspirée des paysages du glacier Sarkofagen qui se situe au Spitsberg, une île norvégienne de l’océan Arctique qu’elle a visitée au cours de l’été 2013. Les affleurements de ses couches géologiques et les fossiles qu'elles contiennent permettent de mieux comprendre la tectonique des plaques. Cette île abrite la « ville » habitée la plus au nord de la planète, Longyearbyen ainsi que le Svalbard Global Seed Vault (Chambre forte mondiale de graines ), une énorme chambre froide contenant des échantillons de l'ensemble des graines vivrières de la planète.
Le nom du glacier Sarkofagen renvoie à une forme particulière de calcaire qui accélère les processus de décomposition et d’évolution.
Dans sa démarche artistique, Karen Vermeren laisse volontairement transparaitre à certains endroits des états antérieurs de peinture du mur sur lequel elle a travaillé. De cette manière, elle veut mettre en évidence l’aspect du glacier, sa stratification et sa métamorphose dans le temps. 
Elle suggère aussi les transformations constantes des paysages par les contours de sa peinture.
Karen Vermeren tisse dans son travail des liens entre l’ici et l’ailleurs, met en lumière  les mutations, révèle les évolutions des paysages et questionne toujours, dans ceux-ci, la place de l’homme.
Paradoxalement, celui-ci est toujours central et omniprésent, malgré son absence de représentation, dans les réalisations de Karen Vermeren. Du Spitsberg à Salzinnes, les questionnements face à la nature et à l’humanité sont semblables.

Karen Vermeren- Sarkofagen in Le Forum (2014)
 
Née en 1982, Karen Vermeren qui a exposé dans de nombreux lieux dont le SMAK vient notamment de participer à « Coup de ville », un événement artistique international qui a investi l’espace urbain de Sint-Niklaas.
Du 4 avril au 25 mai 2014, Karen Vermeren présentera également deux expositions à Namur pour l’asbl Lieux-Communs, en solo dans les vitrines de la gare de Namur et en duo avec Kathleen Vinck à la Galerie Short Cuts.

Karen Vermeren précise sa démarche : « Je tente de rendre en images ma fascination pour les éboulements, failles et mouvements de la terre au travers des médiums du dessin et de la peinture qui peuvent aussi bien se combiner que se repousser. J’essaie de créer des couches et de donner de la profondeur à la surface. Je questionne mon rapport au lieu, la profondeur de champ que mon regard peut embrasser, l’influence de telle ou telle caractéristique physique. Je veux donner forme aux variations de température, d’humidité, d’obscurité. J’engendre des abstractions à partir de phénomènes naturels.
Le cadrage d’une image me fascine donc en tant que frontière et vide mais aussi comme ce qui ne peut être percé. » 


Lieux-Communs is een artistiek platform in Namen en is lid van Réseau d'art contemporain 50° Nord. Lieux-Communs presenteert hedendaagse kunst buiten de gebruikelijke plaatsen. Naast de permanente tentoonstellingsruimte in het station van Namen en in Galerie Short Cuts, gebruikt Lieux-Communs ook tijdelijke tentoonstellingsplekken in de stad.
Daarnaast neemt Lieux-Communs ook initiatief voor kunst in de publieke ruimte, met muurschilderijen, artistieke interventies en permanente werken in Namen. Eerder werden al werken van Ania Zuber en Gala Caki gerealiseerd. Een derde realisatie is van de hand van kunstenares Karen Vermeren, die een muurschilderij heeft gemaakt voor de ingang van Cinéma Forum. De muurschilderij is geïnspireerd door de architectuur, het volume en de herinneringen van de plek.