samedi 23 juin 2012

Exposition "Lux(E), calme et volupté" Citadelle de Namur




L’exposition « Lux(E), calme et volupté » proposée par Lieux-Communs et le Comité Animation Citadelle asbl s’intègre  à d’autres événements en lien avec la lumière organisés au cours de l’été 2012 à la Citadelle de Namur. Le titre, outre la référence latine, est un clin d’œil au poème de Charles Baudelaire, qui a décrit ses visites de la ville de Namur. Ce nouvel événement permet de donner une belle visibilité à l’art contemporain  sur le site emblématique de la Citadelle de Namur.
La lumière est une thématique constante dans la peinture  avec des artistes comme Le Caravage, Georges de La Tour, Vermeer, les peintres hollandais  du siècle d’or, Turner  qui réalisa des aquarelles de la vallée de la Meuse, les impressionnistes etc…  Mais la lumière a aussi toujours représenté, dans le passé, le pouvoir des divinités, de Dieu, des rois. En contrepoint, la lumière est enfin, depuis le XVIII ème siècle, le symbole de l’émancipation des esprits et de la liberté philosophique. 
Pour tous ces aspects, la Citadelle de Namur avec des figures tutélaires comme les Comtes de Namur ou Louis XIV est un lieu idéal pour demander à des artistes contemporains de réinterpréter les thématiques de la lumière, du pouvoir  et du luxe.
L’exposition a choisi d’avoir une ouverture internationale en accueillant des artistes originaires de Belgique, France et Italie : Jérôme Considérant, Grégoire Faupin, Laure Gervais, Elodie Guillaume, Brice Maré, Céline Mormont, Patrick Van Roy, Thierry Verbeeck, Monique Voz.
Leurs approches, leurs visions, les points de vue sont variés et se répondent.
Cette exposition est aussi contextuelle et met en perspective la citadelle comme lieu militaire avec l’œuvre du photographe Patrick Van Roy qui présente des constellations non d’étoiles mais d’armes.


C’est aussi le passé du site qu’explore Jérôme Considérant. Ses interventions teintées d’humour questionnent l’histoire, l’histoire de l’art et la manière dont nous regardons le monde. A la Citadelle de Namur, il présente des œuvres évoquant l’univers du château.


Thierry Verbeeck avec son œuvre Streaming  est à la lisière de l’art plastique et de la performance collective. Son travail, placé à l’entrée de Terra Nova, est interactif et invite le visiteur à participer au processus de création. Sa toile fait écho aux différentes strates historiques, à l’utilisation du luxe comme outil de séduction dans l’habillement et la mode.


Réflexions et éclats dans tous les sens, effet miroir, jeux d’ombres, jeux sombres et lumineux … Ces aspects se retrouvent dans les travaux de Brice Maré, Elodie Guillaume et Céline Mormont.
Brice Maré vit à Paris et a produit une installation de catadioptres peints. Les traits du dessin viennent obturer la lumière réfléchissante pour créer un contraste noir/blanc/lumière (luxe/calme/volupté). Suivant le point de vue, la réflexion optique sera différente et interagira avec la lumière. Elodie Guillaume peint les paysages, les sociétés et à travers eux notre manière de regarder le monde. Pour elle, la peinture est comme un magma de vie qui envahit la toile et l’espace. Céline Mormont présente à Namur non comme Vermeer une « jeune fille à la perle » mais au miroir, une toile intitulée « Le miroir de Yangas » ainsi qu’un autoportrait.
Le regard se fait parfois ironique et décapant avec les œuvres de Grégoire Faupin qui évoque le contexte de la crise des sociétés occidentales. Sa toile « The western great white shark » questionne également l’art contemporain et sa marchandisation.


Laure Gervais avec son installation « Tout ce qui brille n’est pas Or » aborde le besoin de paraître, la culture « bling-bling », le toc.
Entourée de ses Light Catchers, Monique Voz raconte l’histoire d’une nouvelle source d’énergie.  Dans cette scénographie, elle nous emmène dans notre présent depuis l’angle du futur, dans 50 000 ans.



Citadelle de Namur Terra Nova
tous les jours du 5 juillet au 9 septembre 2012
de 10 à 18 h - entrée gratuite 




De tentoonstelling "Lux(E), calme & volupté" van de vzw Lieux-Communs en Comité Animation Citadelle vzw past binnen de zomerprogrammering van de Citadel van Namen die precies op het licht focust en er de hele zomer doorgaat.
De titel is bovendien een knipoogje naar een gedicht van Charles Baudelaire die trouwens zijn bezoeken van Namen heeft opgeschreven.
U weet wel, het licht is een constant streven geweest doorheen het werk van vele kunstschilders, zoals bijv. Caravaggio, Georges de La Tour, Vermeer, de Hollandse Gouden Eeuw-kunstschilders, Turner die aquareltekeningen van de Maasvallei maakte, de Impressionisten, enz.
Met het licht werd in het verleden immers stelselmatig naar de macht van de goden, God en de koningen verwezen. Sinds de 18de eeuw daarentegen is het licht het symbool geworden van de emancipatie van de geest en van de filosofische vrijzinnigheid.
Om al deze redenen is de Citadel van Namen met figuren als de Graven van Namen en Lodewijk XIV het ideale decor voor een herinterpretatie van de thema’s licht, macht en luxe door een stel hedendaagse kunstenaars.
Bedoeling was het project enige internationale uitstraling te geven met kunstenaars uit België, Frankrijk en Italië: Jérôme Considérant, Grégoire Faupin, Laure Gervais, Elodie Guillaume, Brice Maré, Céline Mormont, Patrick Van Roy, Thierry Verbeeck en Monique Voz.

Hun benaderingen, visies en standpunten zijn gevarieerd en spelen op elkaar in. Net zoals dit het geval was bij eerdere door de vzw op touw gezette tentoonstellingen, kiest Lieux-Communs opnieuw voor een enscenering waar enkele reeds bestaande werken de dialoog aangaan met recente, speciaal voor dit event gecreëerde realisaties.

Zo merkt u de specifieke contextualiteit van de Citadel als militair erfgoed met het werk  van fotograaf Patrick Van Roy, waar hij als het ware een sterrenbeeld voorstelt, maar dan één van wapens.


Jérôme Considérant verkent de site eveneens op het vlak van erfgoed met een aantal humoristische interventies die een bevraging zijn van de geschiedenis, de kunstgeschiedenis en de wijze waarop wij de wereld aanschouwen. Hierbij presenteert hij werken die de kasteelwereld oproepen.



Streaming, een kunstwerk van Thierry Verbeeck, neigt meer naar plastische kunst en collectieve performance. Het werk bevindt zich aan de ingang van Terra Nova en is interactief. Het nodigt de bezoeker uit deel te nemen aan het scheppingsproces.
Het doek is een echo van lagen geschiedenis en van luxe als verleidingsmiddel in de kleding en de mode.
Weerspiegelingen, schitteringen alom, spiegeleffecten, spel van schaduwen, van duister en licht...
Al deze elementen komen terug in het werk van Brice Maré, Elodie Guillaume en Céline Mormont.
Brice Maré woont in Parijs en heeft een installatie gemaakt van gekleurde reflectoren, waarbij het tracé van de tekening zelf het weerkaatsende licht afsluit en zo net zoals bij "luxe - calme - volupté" een "zwart - wit - licht" contrast creëert. Naar gelang het gezichtspunt verandert uiteraard de optische reflectie en de lichtspeling.
De jonge plastisch kunstenares uit Namen Elodie Guillaume maakt schilderijen van landschappen en samenlevingen door wiens ogen de wereld wordt aanschouwd. Voor haar is verf zoals een levend magma dat doek en ruimte overspoelt.

Céline Mormont presenteert in Namen niet een Meisje met de parel zoals bij Vermeer maar "met de spiegel" in het doek Le miroir de Yangas (de Spiegel der Yangas) evenals een zelfportret.


De soms ironische en dan weer bijtende kijk in de werken van Grégoire Faupin roept de crisis op binnen onze westerse samenleving. Het doek The Western Great White Shark is een bevraging van de hedendaagse kunst, en haar commercialisering.
Laure Gervais bespreekt met haar installatie Tout ce qui brille n’est pas Or (Alles wat blinkt is niet van Goud) de drang zich te tonen, en de bling bling- en kitschcultuur.

Monique Voz vertelt met haar Light Catchers, van 10 tot 50 cm groot, het verhaal van een nieuwe energiebron. In deze scenografie blikt ze terug op het heden vanuit een verre toekomst, 50 000 jaar later.


Lux(E), calme & volupté
Citadel van Namen
Terra Nova
Periode: 5 juli tot 9 september 2012
Open: elke dag van 10 tot 18 u. - gratis toegang


Romina Remmo "Pulsations désaccordées"




Diplômée de l’E.S.A.P.V. (Ecole supérieure des Arts Plastiques et Visuels- Mons), la namuroise Romina Remmo a exploré diverses pistes créatives afin de développer un registre de vocabulaire sensoriel très personnel.
Sa démarche est multi facettes : peinture, photographie, objets de nature textile et écriture.
« Je pense que donner corps à l’art suppose que l’on ait réfléchi au préalable à son squelette. C’est en prenant conscience de chacun de ses membres que l’œuvre se revêt d’une peau. Ma position d’artiste tend à "métamorphoser mes nécessités originelles en finalités originales" » Romina Remmo
Elle présente pour Lieux- Communs « Pulsations désaccordées » :
Ce travail photographique est accompagné d'un court texte poétique:Chorégraphie de tous les instants
Virevoltent nos vies,
Oscillent nos espoirs
Déstabilisent nos certitudes
Vulnérabilité d'un souffle haletant,
Pulsations désaccordées
Sacralisent nos infimes délices quotidiens.



Romina Remmo a exposé à l’Iselp, au BPS 22, au Musée Ianchelevici, aux Anciens Abattoirs de Mons.
A Namur, elle a participé à l’exposition « Un air de Wallonie » qui dressait à l’Hospice Saint-Gilles autour de Jacques Charlier un panorama de la création actuelle en Wallonie
Elle a été boursière au Centre de la Tapisserie, des Arts Muraux et du Tissu de la Fédération Wallonie-Bruxelles (TAMAT) à Tournai (2009-2010).




 

du 14 juillet au 30 août 2012





lundi 11 juin 2012

Lieux-Communs rejoint le réseau 50° Nord


L’asbl Lieux-Communs intègre le réseau 50° nord  qui fédère sur le territoire eurorégional (Nord-Pas de Calais, Belgique et Angleterre) près de 40 structures de production, de diffusion et de médiation en art contemporain.
Ce réseau regroupe par exemple les musées d’art contemporain de Dunkerque (LAAC), de Villeneuve d’Ascq  (LaM), le Musée Matisse, le Centre Régional de la Photographie, (Douchy-les-Mines), le FRAC Nord - Pas de Calais, Le Fresnoy – Studio national (Tourcoing) …et en Belgique le MAC’s (Musée des arts contemporains du Grand-Hornu), le BPS 22 (Charleroi), le Centre de la gravure et de l’image imprimée (La Louvière), la Centrale électrique (Bruxelles) …
Ayant dès sa création en 2010 développé une dynamique internationale en présentant des plasticiens français, néerlandais, danois, bulgares, géorgiens ainsi qu’un artiste berlinois en résidence, Lieux-Communs rejoint ce réseau qui œuvre au rayonnement ainsi qu’à la valorisation de la scène artistique transfrontalière et à la diffusion de l’art contemporain pour le plus grand nombre.
Galeries associatives, centres d’art, associations d’artistes, musées, établissements de formation… y développent ensemble des projets artistiques dans des contextes tout aussi variés que complémentaires. Ces lieux mènent des actions communes qui  témoignent de la richesse de la création contemporaine dans la région : biennale, partenariats artistiques divers, organisation de circuits de visites guidées, revue d’art contemporain, site internet, newsletter, agenda papier…
Tout comme Lieux-Communs, le réseau 50° nord accorde une importance spéciale au soutien de la création émergente et organise une biennale qui lui est consacrée : Watch This Space.
Le réseau incite les lieux d’expositions à travailler ensemble et à mutualiser leurs moyens. Il facilite ainsi les collaborations européennes, participe à la construction d’une identité commune et favorise le sentiment d’appartenance à un même territoire.
Ces actions de coopération transfrontalière constituent une nouvelle manière, dorénavant essentielle, de dessiner et de concevoir les projets artistiques dans le champ des arts plastiques et visuels.

http://www.50degresnord.net/

mercredi 6 juin 2012

Petko Ognyanov "IT'S TIME WE MeET"


Né en Bulgarie, Petko Ognyanov (1980) vit et travaille à Bruxelles. Son travail est axé sur l’installation, la vidéo, la photographie et la sculpture. Les sujets principaux sont les rapports de force entre les acteurs de la scène de l’art contemporain, les liens intimes entre l’art et l’argent.
La réalité de l’artiste ainsi que ses aventures culturelles et économiques constituent un espace très personnel qu’il explore et fouille sans cesse. Dans cet univers singulier, Petko Ognyanov place son travail au croisement de l’utopie et de la dérision.
Petko Ognyanov est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS – Paris, Fr), The Technical University of Sofia (Sofia, Bg) et de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (Bruxelles, Be).

A Lieux-Communs, Petko Ognyanov se permettra de confisquer certains signes culturels, choisis dans la profusion contemporaine. Il s’agit d’une installation issue de ses travaux récents.
L’artiste nous présente donc un butin culturel qui se déploie sur différents niveaux de lecture : croisements, excédent et monopolisation en constituent la trame. Mais ce geste spectaculaire ne devrait pas choquer ! L’exposition pourrait plutôt contribuer à ce que l’on s’adapte à un univers élargi. Elle peut de même nous inciter à partir à New York, Londres, Bilbao ou Abu Dhabi ;  Et hésiter à profiter des promotions low cost + hôtel + musée serait une erreur ! It’s Time We MeET.